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Gérard Holtz : Votre 1er contact avec l'Afrique date de quand ? |
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Gépetto : En 1979 avec ma petite femme et notre “bonne vieille deudeuche” nous sommes partis en voyage de noce à travers l'Afrique de l’ouest, nous n’avions pas de programme précis , nous avions une année devant nous. C’est en plein milieu du Sahara que nous avons été “ rattrapés par le 1er Paris Oasis Dakar que nous avons suivi jusque Niamey. ( le rythme n’était pas celui d’aujourd’hui c’était nettement plus cool, les frères Marreau caracolaient en tête avec une 4L). Un motard blessé ( épaule cassée) nous a demandé de l’aider, nous l’avons installé dans la deudeuche et j’ai pris les commandes de sa 250 Honda. “C’était pas de la tarte”. Le parcours remontait le long du fleuve Niger , beaucoup de sable et de chutes pour le néophyte que j’étais... mais nous avons réussi quand même à rapatrier le motard et sa moto à Dakar ! Un grand bonheur. |
| Gérard Holtz : Et c’est donc à la suite de cette grande balade que vous vous êtes inscrits au Dakar ? |
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Gépetto : En effet 3 ans plus tard j’ai réuni mes économies, j’ai acheté une Honda 500 XLS et j’ai pris le départ du 3ème Dakar place de
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Gérard Holtz: Et ce fut le début d’un grand Amour pour l'Afrique et la compétition ? |
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Gépetto : Oui, je suis reparti sur le Dakar 4 années de suite jusqu’en 86 mais après la mort de Thierry, j’ai décidé d’arrêter de courir. L’attirance pour l’ Afrique et pour cette épreuve m’a conduit vers l’organisation et depuis 1988 j’ai intégré le staff des organisateurs. Routier dans un 1er temps successivement au volant du camion balai, du camion kérosène, du camion intendance, ensuite pilote 4x4 avec une voiture de France-Télévision en compagnie du journaliste Philippe Lafon et d’un cameraman. |
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Gérard Holtz : Mais il n’y a pas eu que la moto et l'Afrique ? |
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Gépetto : En 1988, je me suis inscrit à une course de dingues ! le Passeport Pulsion ( 9 activités sportives différentes) à pratiquer pendant 20 jours de Dakar à Nice ! un peu de la folie mais quel souvenir mémorable je garde de cette épreuve que j’ai remportée et qui malheureusement n’a pas été reconduite. A l’époque où je courrais le Dakar, Gérard Fusil travaillait pour Europe 1 et il m’a parlé d’une épreuve Sport Nature qu’il était en train de monter : le Raid Gauloises. En compagnie de mon épouse et de 3 copains nous sommes allés disputer la 1ère édition qui se déroulait en Nouvelle Zélande. C’était très costaud comme épreuve tant sur le plan sportif que mental, le principe étant un point de départ et un point d’arrivée, pratiquement constamment en autonomie. Après
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Gérard Holtz : Alors en 2007 grand retour à la compétition, est ce vraiment raisonnable à votre âge ? |
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Gépetto : La compétition a toujours fait partie de ma vie, grâce à elle j’ai vécu des moments inoubliables et c’est vrai qu’il est difficile de “s’en défaire” d’autant que là, il y a un véritable challenge, puisque je pars en compagnie de ma fille en moto bien sûr et que vous vous en doutez bien notre objectif sera : le lac rose ! |
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Gérard Holtz : Pour Anne Charlotte, c’est une grand première, comment se prépare t’elle, qu’elle est sa motivation ? |
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Gépetto : Anne Charlotte sera âgée de 20 ans le jour du départ ce qui en fera la plus jeune concurrente moto de tous les Dakars. Elle partira sur cette épreuve comme je suis parti il y a 24 ans et ce ne sera pas tous les jours de la rigolade !!! |
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Anne Charlotte : Je veux vivre un Dakar avec mon père c’est un rêve de jeune motarde. J’ai commencé la moto à l’âge de 5 ans sur une petite 50 en passant par la 125 et depuis l’âge de 16 ans je roule sur une XR 400 sur les pistes du Maroc où mon père organise des randonnées. J’ai le coeur qui bat très fort à l’idée d’être sur la ligne de départ du prochain Dakar. Je me prépare actuellement physiquement à raison de deux heures de sport par jour et je vais rouler au Maroc au mois de Mars. Et je suis très motivée. |
Edito: interview de Gépetto par Gérard HOLTZ
A toi, Gépetto,
« C’est avec Gérard alias Gépetto, dans le sud marocain que j’ai réalisé ma plus belle rando moto. C’est un pro de la moto, aussi agile qu’un cabri à flancs de montagne, as de la débrouille et de la mécanique, sportif de haut niveau, il sait faire face à toute situation dans le désert. Sa grande gentillesse fait de lui, où qu’il passe, un gars du pays.
Salut Gepetto,

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